28 septembre 2011

C'est pas tout ça, mais on fait ça où ?

Ah ben oui parce que mine de rien, à un peu plus d'un an du mariage, il est temps de se décider ! 

Pour nous la question était double. Exilés à l'ouest de Paris, nous sommes originaires de Dunkerque (oui vous savez la ville tout en haut de la France, celle qui vous semble au pôle Nord, mais qui ne l'est pas et dont on est fiers !). Bon, je suis née dans le Nord mais toute ma famille est bretonne !
On aurait pu couper la poire en deux et tracer une ligne entre Dunkerque et Rennes et voir ce qu'il y avait au milieu. Je vous rassure, on ne l'a pas fait même si je me demande bien où est-ce qu'on se serait mariés avec cette option-là ! Si quelqu'un a du temps à perdre...

Étant donné que la famille de Monsieur était plus nombreuse et que tous nos amis étaient dans le Nord, la discussion n'a pas été trop longue. En plus, on a grandi sur la région dunkerquoise, on s'y est rencontré et on ne lutte pas contre l'attraction de ses racines.

Une décision de moins à prendre. On n'était pourtant pas où bout de nos peines. Bah oui : on n'était pas sur place !

Monsieur, qui avait plus de facilités à voyager par rapport à son boulot, s'est donc embarqué pour une véritable expédition : trouver LA salle. Les repérages sur internet ont été nombreux. J'ai bavé devant certaines salles, j'ai espéré en attendant les devis, j'ai désespéré en voyant les montants...

On ne voulait pas vraiment de ça :

Salle

Même si Jolis Mariages nous a démontré qu'on peut faire quelque chose de très classe et "glamour" dans un endroit qu'il ne l'est pas forcément...

On rêvait plutôt de ça :



D'ailleurs dans la salle ci-dessus a eu lieu un beau mariage que vous pouvez voir ici. Nous l'avons nous aussi visité. Elle était parfaite mais la cour extérieure n'était pas assez grande à notre goût... Bah quoi, on peut être un peu difficile, non ?!

On s'échangeait les photos à distance. Difficile quand on aime tout gérer de devoir laisser Monsieur se charger d'une chose aussi importante que le choix de la salle. J'avais pourtant confiance. Après tout, je l'ai épousé !

Et puis par le biais de la maman d'un ami qui venait de marier l'un de ses fils (merci !), nous avons eu l'adresse de l'Atelier des Saveurs. Salle + traiteur. Certains diraient que l'option n'est pas pratique, nous, ça nous facilitait encore un peu plus les choses. Et puis Monsieur m'a envoyé les photos :

© Un simple rêve

Ah ! Les grands espaces... Un rêve pour les exilés que nous sommes, étouffés dans la région parisienne. Bon, autant avouer qu'au départ je n'étais pas conquise. J'aimais bien ceci dit, malgré le fait que les photos ne permettaient pas de se faire une idée précise.

Quelques arguments faisaient pencher la balance du bon côté : un terrain magnifique, un cadre verdoyant, un traiteur motivé et avec qui le courant passait bien, des chambres d'hôtes sur place pouvant accueillir jusqu'à douze personnes.

Quand on organise son mariage, on ne peut pas hésiter longtemps (non, non vous verrez...). Le traiteur venait tout juste de s'installer et son agenda 2011 se remplissait à vue d’œil... On a donc réservé notre date après avoir fixé celle de la cérémonie civile.

Restait plus qu'à croiser les doigts pour que la faillite ne survienne pas (oui on imagine toujours le pire aussi quand on prépare son mariage) et surtout que ce soit aussi bon que le traiteur nous le disait. 

Et vous votre quête pour la salle de vos rêves ? Pas trop difficile ?

N.B : pour ceux qui seraient actuellement en recherche de salles dans le Nord, n'hésitez pas si vous vous trouvez près de la frontière belge à chercher aussi chez eux. Les salles sont parfois moins chères et plus sympathiques qu'en France.

24 septembre 2011

Et on invite qui ?

Passée la joie de la demande, la sempiternelle question "on invite qui ?" fait son apparition en trombe. Je vous l'accorde tout le monde ne pense pas d'abord à ces invités mais plutôt au lieu de réception, à la robe, etc. J'y reviendrais.

© Un simple rêve

Vu que nous étions coupés du monde, à quelques milliers de kilomètres de chez nous, nous avons donc commencé à élaborer notre casse-tête liste d'invités. Et cette fichue liste nous a poursuivi jusqu'au jour du mariage.

Je ne renie pas nos choix, loin de là. Autant être franc : cette liste s'est crée dans la douleur et l'inquiétude. Parents divorcés du côté de Monsieur, ce qui sous-entend double famille et certainement doubles problèmes. Famille morcelée de mon côté : certains membres ne se côtoient plus et moi je côtoie tout le monde... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ajoutez à cela, une réconciliation récente avec la famille du côté de mon papa, que je n'avais pas revu depuis plus d'une dizaine d'années... 

Avant même de l'avoir élaboré, le plan de table était ma hantise ! Mélanger les familles ? Les séparer ? Oui, ça valait mieux sous peine d'assister à un véritable crêpage de chignon ! J'y reviendrais aussi (au plan de table pas au crêpage de chignon).

Après avoir réussi à penser à tout le monde - oui, je vous mets au défi de réussir à penser à tous les membres de votre famille, comme ça d'un coup - nous étions plutôt satisfaits : pas trop d'invités et la possibilité d'en ajouter.

A notre retour en France, notre liste qui nous paraissait si impeccable a été quelque peu chamboulé. Surtout de mon côté. L'absence de ma famille paternelle ne faisait pas bonne impression. J'ai eu beaucoup de mal à l'admettre, ça a même donné lieu à une de nos plus violentes disputes avec Monsieur. Votre famille peut vous être totalement étrangère quand une absence d'une dizaine d'années se creuse. Après âpres discussions, j'ai accepté qu'ils soient tous présents mais en posant mes conditions : nous étions à plus d'un an du mariage, je voulais que Monsieur et moi puissions les rencontrer, histoire de ne pas avoir ce stress supplémentaire le jour du mariage.

Plus d'un an après, je ne regrette pas notre liste d'invités, ni nos choix. J'ai retrouvé une famille que je pensais ne jamais revoir. Bien sûr, tout n'est pas rose, les liens ne sont pas les mêmes qu'avec ceux qui ne se sont pas éloignés. Pourtant l'émotion qu'ils ont partagés avec nous en ce beau jour m'a touché...

Cette liste a donné lieu à d'autres difficultés liées à un autre sujet auquel je consacrerais un post entier : la participation financière des parents.

Et vous votre liste ? Un casse-tête ? Un jeu d'enfant ?

23 septembre 2011

Là où tout a commencé...

© Un simple rêve
Qui dit mariage, dit demande. Qui dit demande en mariage, sous-entend romantisme, émotion, joie, etc. Autant ne pas se leurrer, la petite fille qui vit encore en nous a toujours rêvé de la demande en mariage parfaite avec genou à terre, bouquet de roses, diamants et tout le tralala... 
Cela n'en reste pas moins un rêve. 
En avançant dans la vie, on se rend bien compte que progressivement, on a adapté notre version du prince charmant à celui qui partage notre vie et que finalement, tous ces clichés de la demande en épousailles ne sont pas pour nous.

Tout cela pour dire, que chaque demande en mariage est unique et que pour ma part, je suis bien contente qu'elle n'ait pas été parfaite... Les imperfections font le piment de la vie...

Avec Monsieur, on parlait mariage depuis quelques temps déjà... Je lui avais dit que j'étais prête et que lorsqu'il le serait, il savait quoi me dire. Je m'y attendais mais je ne savais pas quand ni où il allait faire sa demande... Je pensais à une belle surprise et c'est ce que j'aurais dû avoir sauf que...

... j'ai découvert un petit coffret dans son tiroir à sous-vêtements en préparant nos bagages pour notre voyage en Sardaigne. Étant proche de mon anniversaire, je me suis d'abord dit que c'était peut être mon cadeau. Mais le coup au cœur que j'avais ressenti me faisait espérer qu'il s'agissait d'une bague pour une demande. La fameuse demande.

Que faire ? Que dire ? Notre départ était imminent. Je me suis tu, j'ai gardé le secret sans oublier de guetter le moindre indice. Lui me demandant si j'avais encore quelque chose à mettre dans les bagages, moi l'écoutant farfouiller dans les sacs pour dissimuler au mieux son secret.

Je me sentais coupable. Il n'est pas du style à faire des surprises, il avait dû passer du temps à la préparer celle-là et je l'avais découvert. Au moins, j'essayerais de lui faciliter la tâche.

Difficile de patienter quand on sait qu'une surprise va arriver. Les premiers jours de notre séjour défilaient et toujours rien en vue. Il attendait sûrement le moment opportun. Et puis un soir, après une promenade sur le port, il me l'a demandé. J'avais beau le savoir, j'étais émue, heureuse. 

Même si ça ne ressemblait absolument pas à ce que je m'étais imaginé étant petite ou adulte, c'était parfait.

Je lui ai ensuite avoué avoir vu le coffret avant notre départ. Il n'a pas été déçu parce qu'au final cette petite histoire faisait partie de notre grande histoire !

Et vous, votre demande en mariage ? Romantique ? Surprenante ?

Le tourbillon du oui

Mon premier post... Mon premier post de jeune mariée... Ça me laisse rêveuse, d'autant plus que je ne suis mariée que depuis une semaine... Une toute petite semaine...

Du coup, vu que je fais les choses à l'envers, que vais-je bien pouvoir vous raconter ? Plus de préparatifs, plus d'angoisses, plus de nuits blanches, plus de questions existentielles sur la déco... Quel intérêt ?

Figurez-vous qu'un mariage, aussi simple mais pas simplet soit-il, vous transporte dans un tourbillon de changements, d'expérience, de souvenirs dont il est difficile de s'extirper d'autant plus qu'on en n'a pas toujours envie...

Aujourd'hui, je me sens remplie de toutes ces choses et j'ai envie de les partager surtout parce que j'aurais aimé les lire pendant mes préparatifs... Alors, peut-être que derrière vos écrans, vous serez heureuses et rassurées de les découvrir.

En route pour l'aventure...
"Oui" et "non" sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer, et ceux qui demandent le plus d'examen. Talleyrand